Les super livrets davantage taxés par le plan de rigueur

Venant de dévoiler son plan de rigueur, face à une crise économique qui malmènent toujours autant l’ensemble de la zone euro, François Fillon, le chef du gouvernement, a donc annoncé, ce lundi 7 novembre 2011, un alourdissement de la fiscalité de plusieurs placements financiers, auquel semblent toutefois échapper le Livret A, ainsi que l’ensemble des formules défiscalisées, de la même manière que l’assurance vie et le PEA.

En effet, restant exonérées de tout impôt, les formules d’épargne défiscalisées, peuvent donc encore conserver cette appellation qui les caractérise, faisant alors qu’un fossé de plus en plus large se creuse entre ces solutions encadrées par l’Etat et les autres développées par les banques en ligne, qui devraient, pour leur part, voir leur fiscalité augmenter, avec un Prélèvement Forfaitaire Libératoire qui devrait passer de 19 % à 24 %, en plus bien entendu des prélèvements sociaux de 13,5 %.

Devant donc afficher désormais un taux de rémunération brut de 3,6 % pour pouvoir rivaliser avec les 2,25 % du Livret A, il semble difficile, pour les établissements bancaires, de suivre cette évolution, ceux-ci conservant toutefois un atout important résidant dans leur plafond qui excède, bien souvent, largement celui du Livret A qui, rappelons-le, reste limité à 15 300 €, restreignant alors beaucoup son attractivité de ce point de vue là.

Pour ce qui concerne l’assurance vie et le PEA, ceux-ci ne voient, pour l’instant, aucun changement dans leur imposition, puisque, dans le cas de l’assurance vie, le PFL demeure établi à 35 %, 15 % et 7,5 %, en fonction de la date de rachat, et pour le PEA, à 22,5 %, 19 % et 0 %, faisant donc que ces deux formules ne devraient pas subir de conséquences de ce plan de rigueur même si les réactions des épargnants sont souvent imprévisibles.

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