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Épargne moyenne français par âge : chiffres clés, écarts générationnels et pistes pour se situer

Épargne moyenne français par âge : chiffres clés, écarts générationnels et pistes pour se situer

Épargne moyenne français par âge : chiffres clés, écarts générationnels et pistes pour se situer

Combien les autres Français ont-ils de côté au même âge que vous ? C’est une question que l’on se pose tous… souvent sans oser la formuler. Bonne nouvelle : il existe des chiffres assez précis, et ils sont utiles pour se situer, sans se juger.

Dans cet article, on va passer en revue l’épargne moyenne par âge, comprendre les écarts générationnels et vous donner des repères concrets pour vous positionner… puis progresser, quel que soit votre point de départ.

Pourquoi s’intéresser à l’épargne moyenne par âge ?

Comparer son épargne à celle des autres peut sembler un peu voyeur. Pourtant, c’est un outil puissant, à condition de l’utiliser correctement.

Ce que ces chiffres permettent de faire :

Ce qu’ils ne doivent pas servir à faire :

Gardez en tête deux notions clés :

Épargne moyenne des Français par âge : les grands ordres de grandeur

Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur issus des dernières enquêtes statistiques disponibles (Insee, Banque de France, Observatoire de l’épargne). Ils concernent le patrimoine financier (livrets, assurance vie, comptes à terme, PEA, épargne retraite…), hors résidence principale et autres biens immobiliers.

Par tranche d’âge, on observe en général :

Encore une fois, ces chiffres sont des ordres de grandeur. Les écarts sont très importants selon :

Épargne par âge : pourquoi de tels écarts entre les générations ?

On pourrait croire que tout s’explique par l’âge : plus on vieillit, plus on a eu de temps pour épargner. C’est vrai… mais très incomplet.

Plusieurs facteurs creusent les écarts entre générations :

Résultat : à 30 ans aujourd’hui, on n’est pas du tout dans la même situation qu’un trentenaire des années 1990. Se comparer « entre branches » (vos parents, vos grands-parents) n’est donc pas toujours pertinent.

Comment savoir si votre épargne est « dans la moyenne » pour votre âge ?

Plutôt que de chercher le chiffre exact où se situe la France entière, l’idée est de vous donner des paliers de repère. Ils ne sont ni des normes officielles ni des obligations, mais des jalons utiles pour piloter votre trajectoire.

Par âge, on peut se fixer des ordres de grandeur raisonnables (toujours en patrimoine financier, hors immobilier) pour quelqu’un qui a un revenu proche du salaire médian et qui épargne de façon régulière :

Vous êtes très loin de ces chiffres ? Cela ne signifie pas que « c’est fichu ». Cela signifie qu’il faudra peut-être :

Les bons réflexes d’épargne par tranche d’âge

Au-delà des montants, l’important est de mettre en place les bons réflexes au bon moment. Voici une feuille de route simplifiée par grandes étapes de vie.

Avant 30 ans : construire le socle

À cet âge, l’enjeu n’est pas d’avoir déjà un gros capital, mais de prendre les bons automatismes.

Priorités :

Pourquoi si tôt ? Parce que vous disposez de ce que les épargnants de 50 ans envient le plus : le temps. Dix, quinze ou vingt ans de capitalisation changent complètement la donne, même avec des petits montants au départ.

Entre 30 et 40 ans : structurer et diversifier

C’est souvent la décennie des projets lourds : achat immobilier, enfants, parfois reconversion. L’épargne doit s’articuler autour de ces objectifs.

Quelques axes forts :

C’est aussi l’âge où l’on peut commencer à se poser des questions comme : « Combien me faudra-t-il à la retraite ? », même si la réponse reste approximative. Les premières années d’investissement long terme sont celles qui comptent le plus.

Entre 40 et 50 ans : accélérer

Pour beaucoup de ménages, les revenus sont plus stables, voire en hausse, et certains gros postes (garde d’enfants, par exemple) commencent à diminuer. C’est la période idéale pour accélérer l’effort d’épargne.

Objectifs prioritaires :

Si vous avez le sentiment d’être « en retard » à cet âge, tout n’est pas perdu. Sur 15 à 20 ans, un effort d’épargne soutenu et correctement investi peut encore produire des résultats très significatifs.

Après 50 ans : sécuriser sans tout figer

À partir de 50 ans, l’horizon de retraite devient plus concret, surtout si l’on vise un départ entre 60 et 67 ans. La question n’est plus seulement « combien j’épargne ? », mais « comment je vais utiliser cette épargne ? ».

Les grands principes :

C’est aussi le moment de faire un bilan global (retraite, immobilier, épargne, éventuelles aides aux enfants) pour ajuster la trajectoire : travailler plus longtemps ? Épargner davantage sur quelques années ? Arbitrer certains biens immobiliers ?

Que faire si votre épargne est très en-dessous des moyennes ?

Imaginons que vous ayez 40 ans, 5 000 € d’épargne, et que vous découvriez que la médiane se situe bien au-dessus de vous. Et alors ? La seule question utile est : « Que puis-je faire à partir de maintenant ? ».

Voici une démarche en trois temps :

Deux idées à garder en tête :

Et si, au contraire, vous êtes largement au-dessus de la moyenne ?

C’est une situation plus confortable, mais qui pose aussi des questions spécifiques :

Être « au-dessus de la moyenne » n’est pas une fin en soi. L’enjeu devient d’aligner votre patrimoine avec vos projets de vie : réduire le temps de travail, financer les études des enfants, vous offrir plus de liberté, préparer un changement de vie, etc.

Comparer, oui… mais avec les bonnes lunettes

Les chiffres d’épargne moyenne par âge sont des panneaux indicateurs, pas des notes sur 20. Ils vous aident à répondre à deux questions simples :

Plutôt que de viser un montant magique, il est plus efficace de :

Peu importe votre âge actuel, l’essentiel est d’entrer dans une logique de progression. Les moyennes nationales vous donnent le décor. Le scénario, lui, vous appartient entièrement.

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