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Contrat de capitalisation fiscalité : imposition, transmission et comparaison avec l’assurance vie

Contrat de capitalisation fiscalité : imposition, transmission et comparaison avec l’assurance vie

Contrat de capitalisation fiscalité : imposition, transmission et comparaison avec l’assurance vie

Peu connu du grand public, le contrat de capitalisation est pourtant un cousin très proche de l’assurance vie… avec quelques particularités fiscales qui peuvent en faire un excellent outil d’épargne et de transmission. Faut-il l’intégrer à votre stratégie patrimoniale ? Comment est-il imposé ? Et surtout, quels sont ses avantages (et limites) par rapport à l’assurance vie ?

Contrat de capitalisation : de quoi parle-t-on exactement ?

Un contrat de capitalisation est un produit d’épargne proposé par les banques et les assureurs. Sur le papier, il ressemble énormément à une assurance vie :

La grande différence ? Le contrat de capitalisation n’est pas un contrat d’assurance : il n’est pas automatiquement lié au décès de l’épargnant. C’est un simple « support d’investissement » qui survit à son titulaire et entre dans sa succession. C’est précisément là que se jouent ses atouts (ou ses inconvénients) par rapport à l’assurance vie.

Autre point clé : le contrat de capitalisation peut être souscrit par :

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est très utilisé en gestion de trésorerie d’entreprise ou de SCI, là où l’assurance vie reste réservée aux personnes physiques.

Fiscalité en cas de rachat : très proche de l’assurance vie

Sur la fiscalité des gains en cas de retrait, le contrat de capitalisation fonctionne comme une assurance vie. Ce n’est pas le montant racheté qui est imposé, mais uniquement la part d’intérêts et de plus-values.

La fiscalité dépend principalement :

Imposition des gains : PFU ou barème progressif

Depuis la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU) en 2018, la règle générale est la suivante pour les contrats de capitalisation, comme pour l’assurance vie :

Pour les contrats de plus de 8 ans, la fiscalité est plus douce, mais il faut distinguer deux cas :

Cet abattement annuel est identique à celui de l’assurance vie :

Concrètement, si vos rachats annuels dégagent moins de 4 600 € de gains (ou 9 200 € en couple) sur un contrat de plus de 8 ans, vous ne paierez pas d’impôt sur le revenu sur ces intérêts, uniquement les 17,2 % de prélèvements sociaux.

Comment est calculée la part taxable lors d’un rachat ?

Comme pour l’assurance vie, chaque rachat (partiel ou total) d’un contrat de capitalisation est considéré comme composé :

La formule de calcul est la même :

Part de gains = Montant du rachat × (Gains totaux du contrat / Valeur totale du contrat)

Exemple rapide :

Si vous effectuez un rachat de 10 000 € :

C’est ce mécanisme qui rend les rachats partiels très intéressants pour générer des revenus complémentaires avec une fiscalité optimisée, surtout après 8 ans.

Prélèvements sociaux : même logique que l’assurance vie

Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent sur les gains du contrat :

Ici encore, le contrat de capitalisation suit très fidèlement les règles fiscales de l’assurance vie concernant les produits.

Transmission : la grande différence avec l’assurance vie

C’est sur le terrain de la transmission que le contrat de capitalisation se distingue vraiment.

Assurance vie : le contrat est « hors succession ». Les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés profitent d’une fiscalité spécifique, souvent très avantageuse (notamment l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans).

Contrat de capitalisation : il entre dans l’actif successoral. Il est transmis aux héritiers comme n’importe quel autre bien (immeuble, compte titres, etc.). On ne parle pas ici de fiscalité spécifique « assurance vie », mais de droits de succession classiques.

Dit comme ça, le contrat de capitalisation semble perdant. Mais ce serait aller un peu vite. Il a deux atouts importants :

Contrat de capitalisation et succession : que se passe-t-il au décès ?

Au décès du titulaire, le contrat de capitalisation ne se « dénoue » pas automatiquement comme une assurance vie. Il est évalué (à sa valeur de marché à la date du décès) et intégré à la succession.

Les héritiers peuvent alors :

Cette antériorité est un point souvent méconnu, mais très intéressant : si le défunt détenait le contrat depuis plus de 8 ans, les héritiers continuent de bénéficier de la fiscalité « plus de 8 ans » sur les futurs rachats. Autrement dit, ils héritent d’un contrat déjà « mûr » fiscalement.

Sur le plan civil, la valeur du contrat est soumise aux droits de succession classiques, après application :

Pour des patrimoines importants, le contrat de capitalisation ne remplace donc pas l’assurance vie en matière de fiscalité successorale, mais il vient la compléter utilement.

Contrat de capitalisation et donation : un outil souple

Autre intérêt majeur : le contrat de capitalisation peut être donné de votre vivant, comme tout autre bien. Vous pouvez, par exemple :

C’est ce qu’on appelle la donation avec démembrement de propriété. Elle permet :

Là encore, l’antériorité fiscale du contrat est conservée : le nu-propriétaire récupère un contrat déjà ancien sur le plan fiscal, ce qui rend les futurs rachats très intéressants.

Contrat de capitalisation vs assurance vie : forces et faiblesses

Résumé des grandes différences :

Quand l’assurance vie garde l’avantage

L’assurance vie reste généralement plus intéressante lorsque votre priorité est :

En clair, si vous cherchez en priorité à transmettre un capital à moindre coût fiscal, l’assurance vie doit rester l’ossature de votre stratégie.

Quand le contrat de capitalisation se révèle plus intéressant

Le contrat de capitalisation reprend quasiment tous les avantages financiers de l’assurance vie (fonds en euros, UC, fiscalité favorable après 8 ans), mais se distingue dans plusieurs cas spécifiques :

Contrat de capitalisation : quels supports, quels risques ?

Sur ce point, vous ne serez pas dépaysé si vous connaissez déjà l’assurance vie. Les contrats de capitalisation proposent, selon les établissements :

Les risques sont ceux de l’allocation choisie :

Le contrat de capitalisation ne « crée » pas de risque en soi : il est simplement une enveloppe fiscale. Le vrai sujet est la qualité des supports proposés, les frais, et la cohérence avec votre horizon de placement.

Frais : vigilance, comme pour l’assurance vie

Les frais prélevés sur un contrat de capitalisation ressemblent à ceux de l’assurance vie :

Un contrat de capitalisation avec des frais élevés peut rapidement neutraliser l’avantage fiscal. Avant de signer, comparez :

Comme sur Super-Livret.fr, le réflexe à garder : ne vous laissez pas séduire uniquement par le discours fiscal ou patrimonial. Un bon contrat, c’est d’abord un bon rapport coûts / performances / flexibilité.

Contrat de capitalisation et assurance vie : comment les combiner intelligemment ?

Il n’est pas nécessaire de choisir « l’un contre l’autre ». Dans beaucoup de stratégies patrimoniales, les deux coexistent très bien :

Dans une optique « épargne de long terme accessible aux particuliers », le contrat de capitalisation mérite d’être davantage connu, surtout pour ceux qui :

En résumé, le contrat de capitalisation n’est pas un substitut miracle à l’assurance vie, mais un outil complémentaire, particulièrement utile pour la gestion patrimoniale structurée. Si vous vous reconnaissez dans ces situations, cela vaut la peine d’en parler avec votre conseiller ou votre notaire… ou de commencer par comparer, calmement, les offres disponibles, frais à l’appui.

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